Real Estate – « Days »

Cet album est simple (« Easy ») comme bonjour. Un disque d’été, à écouter dans une vieille Renault décapotable. Ou mieux, un groupe à voir jouer sur la plage. Imaginez le batteur nonchalant (mais presque), le bassiste penché sur son instrument, et le chanteur jetant une œillade discrète aux filles, tapant une balle en bikini. Ils jouent en symbiose, comme ces groupes de blues dont la formule est éprouvée depuis des années, et leurs chansons (ré)sonnent déjà comme des classiques à interpréter en boucle (« Kinder Blumen »).

Hasard du calendrier, ce second album sort au moment au l’automne commence a se faire sentir. Dommage pour les amoureux de l’été indien. Finita l’estate indiana ! Ils jouent maintenant sur une plage mouillée din Ch’nord, ou à St Malo. Les maisons de la pochette, sous un ciel gris d’un bord de mer triste, se prennent la pluie en pleine tronche. Plutôt que de s’en lamenter, REAL ESTATE fait comme si de rien n’était, déroule ses riffs (« Municipality », « Younger Than Yesterday »), n’hésitant pas à prolonger le plaisir (« All The Same »).

Le chanteur a baissé (un peu) la reverbe qui habituellement lui cache la voix, comme tous ces groupes étasuniens (THE DRUMS bien sûr, BEACH FOSSILS, ATLAS SOUND, DEERHUNTER…), et les guitares acoustique et électrique s’emparent de l’espace restant, et tournent, tournent. Encore !

William A. Bernard

Domino Records

Chronique parue dans Presto Magazine n°156 (Décembre 2011).

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