Louis Aguilar and the Crocodile Tears – « Close Your Eyes, You’re Invisible »

Déjà trois albums au compteur pour LOUIS AGUILAR, et un parcours exemplaire dans la scène lilloise touche à tout. Il participe aux disques de Sam Nolin, Leo88man au sien, et le batteur de ses CROCODILE TEARS vient de Roken is Dodelijk.

Comme son voisin belge The Bony King Of Nowhere, il a croisé sur sa route Devanda Banhart, et d’autres : The Moldy Peaches, ou Scout Niblett, dans des voyages anglo-saxons.

De son expérience américaine, LOUIS AGUILAR a puisé l’essence des musiques traditionnelles locales, qu’il a réinjecté dans neuf magnifiques titres en version originale – celle des films des frères Coen par exemple.

Même si la guitare échangeait déjà avec des percussions sur le précédent essai (« Old Man Poems »), on ressent ici le travail d’un vrai groupe, autour du frontman auteur – compositeur – interprète. Ses chansons prennent un groove nouveau (So Long), sans pourtant oublier le folk (Hurt, ou la nouvelle version de Six Feet Under), d’où il vient – celui de Dylan après le festival de Newport 65. Son lexique s’agrandit autour de ses univers récurrents: histoires de marins, de terres et de villes où tout est possible.

Reflet de ce que la certes petite mais vive scène locale peut produire de très bon, on parie que les routes de Flandre et de l’’Amérique sont ouvertes à LOUIS AGUILAR & THE CROCODILE TEARS.

William A. Bernard

Ah Bon ?

Chronique parue dans Presto Magazine n°157 [Janvier 2012).

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